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Labels alimentaires

Plus de 50% des Suisses tiennent compte des labels lors de leurs achats de produits alimentaires. Tel est le résultat d’un sondage représentatif réalisé par l’Institut Link, sur mandat du WWF Suisse. Aucun des sondés n’est toutefois parvenu à identifier la totalité des vingt labels présentés. Or, sur le marché suisse, plus de 130 labels, tous domaines confondus, donnent des informations sur la provenance des matières premières, les composants, les méthodes de production, les conditions de travail et les pratiques environnementales. Comment s’y retrouver dans cette jungle?
L’évolution est positive
Pour aider le consommateur à faire ses choix, le WWF, la Protection suisse des animaux et des organisations de consommateurs, dont la fédération romande (FRC), ont actualisé leur guide des labels alimentaires. «Une première version avait été réalisée en 2006, signale Pierrette Rey, porte-parole du WWF, mais de nombreux labels ont fait leur arrivée sur le marché suisse. Il s’agit principalement de labels européens ou propres aux discounters.»
Trente-deux signes de qualité liés au domaine alimentaire ont été soumis à l’appréciation de spécialistes réunis par l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FIBL). Seuls les labels répondant à plus d’un critère et disponibles dans toute la Suisse ont été jugés. L’aspect nutritionnel n’a pas été pris en compte.
L’étude conclut que les labels les mieux établis (Bourgeon, Naturaplan, Migros Bio) ont tendance à aller plus loin que les exigences légales. Ils garantissent une production 100% bio, des mesures en faveur de la biodiversité, des élevages respectueux des animaux, l’absence de transport aérien, des conditions de travail décentes et des contrôles annuels indépendants. «Ces labels helvétiques mettent la barre de plus en plus haut. L’évolution va donc dans le bon sens, malgré l’apparition de labels européens généralement moins exigeants, se réjouit la porte-parole du WWF. Dans la gamme des produits labellisés, nous espérons plutôt un renforcement des normes européennes qu’un nivellement qualitatif des produits suisses vers le bas.»
Dans la catégorie «Mieux que rien» apparaissent les labels qui présentent des exigences minimales dans certains domaines, mais ne sont optimums dans aucune catégorie. «En tant qu’ONG, il est de notre devoir d’aller plus loin qu’une simple information, raison pour laquelle nous avons classé les labels dans trois catégories. Quoi qu’il en soit, tous les produits labellisés apportent une plus-value par rapport à ceux qui ne le sont pas», précise Pierrette Rey.
Reste que les consommateurs n’y sont pas tous sensibles. Le sondage a montré que la tranche des 30 à 50 ans est moins attentive aux labels que les jeunes ou les aînés. Pour pallier ce manque, le WWF a créé une application iPhone, qui reprend les éléments de l’évaluation. La Fondation suisse pour la pratique environnementale Pusch a également mis sur Internet une plate-forme d’informations: labelinfo.ch
Marjorie Siegrist
Terre&Nature, le 27 janvier 2011
+ D’INFOS
www.wwf.ch/foodlabels
www.mangeravecducoeur
www.frc.ch
www.labelinfo.ch
www.agirinfo.ch

Critères évalués
- Environnement (eau, sol, biodiversité, climat).
- Standards sociaux et relations commerciales équitables.
- Risques pour les tiers (additifs, résidus).
- Bien-être des animaux.
- Gestion de la pêche.
- Crédibilité (contrôles indépendants).










