Sommaire de l'édition Terre&Nature de cette semaine
Notre sélection de plantes pour l'été

BÉGONIAS ➊ ➋


Qui dit bégonias pense généralement plantes estivales à grosses fleurs vivement colorées. Mais le genre est si riche qu’il permet aussi de faire dans la finesse, comme le prouvent les plantes de la série ‘Summerwings’ ➊. Nous avons opté pour un sujet à fleurs blanches; les rameaux touchés de corail, les feuilles triangulaires, lisses et marquées de macules, et les corolles élégantes, qui se nettoient seules une fois fanées, tout est d’une fine élégance chez cette plante à utiliser en suspension, au soleil ou à mi-ombre. Dans un autre genre, le petit cultivar ‘Papaya’➋ joue aussi l’originalité, avec ses fleurettes rondes, d’un orange pur, qui s’épanouissent au-dessus d’un feuillage émeraude couvrant densément les tiges rougeâtres.
Où les trouver? En jardineries, par exemple chez Andréfleurs (6 fr. 20 pour un plant de ‘Summerwings’) ou au garden-centre Charmoy de La Croix-sur-Lutry (12 fr. 90 pour un pot de ‘Papaya’).
JOUBARBE
Des potées qu’il n’est pas nécessaire d’arroser? C’est possible! Une fois bien installées, certaines plantes grasses, comme les joubarbes, se contentent en effet des apports célestes. Solides comme tout, elles risquent alors seulement de périr d’un… excès d’eau (plutôt à la mauvaise saison, mais un été particulièrement pourri peut aussi obliger à déplacer les potées à l’abri des précipitations). Et si toutes arrangent leurs feuilles en rosettes, il existe tant de formes et de coloris que les joubarbes permettent une infinie diversité de compositions, qui non seulement restent décoratives toute l’année, mais se parent en plus, en été, de fleurs à la beauté étrange…
Où les trouver? En jardineries, par exemple au garden-centre Burnier (3 fr. 90 le godet, diverses espèces et variétés)
LIS DES STEPPES ➍
Difficile d’imaginer vivaces plus gracieusement spectaculaires que les Eremurus, alias lis des steppes: il n’est pas besoin de se pencher pour admirer leurs très longs épis, qui peuvent culminer à trois mètres chez les plus grandes espèces, et se couvrent de centaines de délicates petites fleurs étoilées. Leur palette va du blanc au rose, en passant par le jaune, mais la vedette semble aujourd’hui revenir à ’Cleopatra’, aux corolles abricotées. Les lis des steppes exigent un emplacement ensoleillé, bien dégagé, à l’abri des vents forts; ils ne craignent pas le froid, mais l’humidité: il est préférable de recouvrir les souches en hiver si le terrain n’est pas parfaitement drainant.
Où les trouver? En jardineries (parfois en brico-gardens), par exemple chez Schilliger (24 fr. 50 la potée) ou au garden-centre Burnier (24 fr.).
CLÉOME ➎
Le cléome est apprécié comme plante de massif pour sa croissance rapide et la grâce de ses inflorescences aériennes, rosées chez l’espèce-type, mais aussi blanches ou cerise selon les variétés. Ses dimensions respectables (les cultivars usuels dépassent facilement le mètre de hauteur) ne lui permettaient toutefois pas, jusque-là, de jouer les vedettes au balcon. Une lacune comblée avec l’arrivée de la variété ‘Señorita Rosalita’ (parfois étiquetée simplement ‘Señorita’), qui épanouit ses nombreuses inflorescences mauves sur des plants au port compact et buissonnant (60 cm en tous sens).
Où la trouver? Cette plante est désormais présente dans la plupart des commerces verts, par exemple au garden-centre Meylan à Crissier (VD), 6 fr. 30 le pot.
PRIMEVÈRES ➏
En dépit de leur nom, certaines primevères lorgnent franchement sur l’été. C’est le cas de Primula vialii, qui, avec ses longs épis de fleurettes roses épanouies sur leurs calices rouges, fait penser à certaines de nos orchidées sauvages, ou de Primula capitata, qui arrange quant à elle ses petites fleurs bleu indigo en «têtes» serrées, évoquant un peu, en début de floraison, les inflorescences des scabieuses. L’une et l’autre préfèrent les terrains plutôt frais.
Où les trouver? Chez les producteurs spécialisés, comme Sue Hauser à Vaumarcus (NE), parfois en jardineries, notamment chez Andréfleurs (5 fr. 60 le pot pour les deux espèces citées ici).
JASIONE ➐
Les inflorescences de la jasione laevis, comme celles de la primevère capitata, font un peu penser aux scabieuses. Contrairement aux apparences, ces plantes n’ont pourtant aucun lien de parenté, les minuscules corolles azuréennes de la jasione en faisant une cousine des… campanules! D’origine méditerranéenne, cette vivace au petit feuillage rude préfère les terrains bien drainants, plutôt secs; sous nos climats, elle fait une bonne recrue pour la rocaille.
Où la trouver? En jardineries, par exemple chez Andréfleurs (5 fr. 60 le pot).
Texte et photos d'Isabelle Erne
Terre&Nature, le 25 juin 2009

Promesse non tenue
Pivoines, mais aussi pavots, delphiniums, hellébores, iris, hémérocalles… Pour beaucoup de plantes, notions-nous récemment, la seule façon d’être sûr du coloris est de les acheter en pots et en fleurs. Mais comme c’est avant la floraison que l’on a le plus grand choix, il faut parfois prendre des risques… Nous avons ainsi opté, ce printemps, pour une pivoine «Coral Fay» et un pavot rose, sur la foi de leurs étiquettes. La première, achetée en jardinerie, aurait dû montrer des fleurs simples d’un rose saumoné, le second, choisi en brico-garden, des corolles de même teinte. Résultats: des fleurs simples et… du plus beau carmin pourla pivoine (notre photo), une robe banalement rouge orangée pour le pavot.Et zut, il faudra encore transplanter…










