Découvrez cette composition très naturelle qui ajoutera un brin de douceur à votre intérieur.
Rempotez sans difficulté
Balcons&Terrasses

Pour les débutants en jardinage, le rempotage, c’est toute une affaire: soucieux de bien faire, ils cumulent les sacs de terreau et rempotent bon nombre de plantes qui se seraient facilement passées de l’opération! Les vieux briscards du sarcloret, eux, auraient plutôt tendance à en faire le moins possible. Entre ces deux extrêmes, il y a place pour un rempotage raisonné.
Quand rempoter?
Voilà une question qui exige une lapalissade: il faut rempoter quand c’est nécessaire! C’est-à-dire quand:
- La plante est visiblement à l’étroit dans son pot: les racines sortent par les trous de drainage, ou la motte se soulève, ou le pot est ridiculement petit par rapport aux parties aériennes. Attention, certaines plantes, comme les agapanthes ou les amaryllis, aiment être à l’étroit.
- Le terreau est épuisé, compacté, a perdu sa substance: un géranium, à floraison très généreuse, sera rempoté chaque année, voire tous les deux ans. Une plante d’intérieur «adulte», tous les trois ou quatre ans. Mais certaines plantes (arbustes, vivaces d’extérieur) peuvent sans problème rester dix ans ou davantage dans le même bac.
- La plante et son pot demandent visiblement le divorce: style ou dimension inadaptés, contenant fendu, trop léger d’où de fréquentes chutes.
En règle générale, on rempote à la fin de l’hiver (nage), au moment où la croissance va reprendre, cela aussi bien pour les plantes «d’intérieur», que pour les sujets «de balcon» ou les végétaux «de jardin» cultivés en pots. Bien entendu, une plante devenue trop grande ou un bac brisé peuvent rendre nécessaire une intervention à un autre moment de l’année.
Isabelle Erne
Terre&Nature, le 3 avril 2008
Les bons gestes en vidéo
En compagnie de Christophe Leuthold, apprenez à rempoter une plante, un cactus, un citronnier:

Si vous ne rempotez pas...
Côté pots
- Mieux vaut opter pour un nouveau pot ayant grosso modo la même silhouette que l’ancien: c’est plus facile pour bien combler l’espace entre le pot et la motte.
- Evitez les récipients à flancs renflés: il est impossible de dépoter en conservant et la motte et le pot intacts. Utilisez ces contenants-là comme cache-pot.
- Pour les grands sujets, évitez les contenants lourds (terre cuite, pierre reconstituée, etc.) si des déménagements réguliers sont à prévoir, surtout si l’utilisation d’un diable n’est pas possible (escaliers, passages étroits, etc.).
- N’utilisez que des pots résistants au gel pour des plantes destinées à rester dehors l’hiver; privilégiez bois ou plastique, sachant que beaucoup de poteries, même estampillées résistantes, se délitent après quelques hivers.
Côté terreaux
- Un bon terreau pour plantes d’intérieur pour les végétaux de l’appartement (thermisé, il évitera les problèmes de sciarides (moucherons), notamment).
- Un terreau pour potées, pour les belles d’été et les plantes d’extérieur.
- Un terreau pour plantes acidophiles, à utiliser pur ou mélangé au terreau pour potées selon les cas, si vous cultivez rhododendrons, myrtilles, camélias ou hydrangéas en pot.
- Du sable, pour alléger les terreaux précités (plantes grasses, agrumes…).
- Pour les orchidées, employez des substrats spécifiques.
Si vous pouvez obtenir de la terre de jardin, mélangez-la à du terreau pour potées (ou à du compost) pour obtenir un substrat plus consistant, préférable pour les arbustes ou pour les vivaces de jardin.










